Vulnérabilité énergétique pour le logement
La vulnérabilité (ou précarité énergétique) en matière de logement est une question de plus en plus prégnante dans le débat social et environnemental. La loi du 12 juillet 2010, portant engagement national pour l’environnement, donne pour la première fois une définition légale de ce phénomène. Est dite dans une telle situation « une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ».
En France métropolitaine, la proportion de ménages vulnérables pour leurs dépenses énergétiques liées au logement est de 14,6 %. Ce taux varie nettement entre les territoires, principalement avec le climat (les zones de montagne et certains espaces du nord de la France y sont très exposés), auquel s’ajoutent l’effet des écarts de revenus et celui des différences de parcs de logements. Dans trois des anciennes régions (Franche-Comté, Auvergne et Lorraine), la vulnérabilité liée au logement dépasse 25 %. Les taux de vulnérabilité sont au contraire relativement faibles sur les littoraux méditerranéen et, dans une moindre mesure, atlantique, ainsi que le long du couloir rhodanien.
La distance à la ville impacte également significativement le risque de se trouver en situation de vulnérabilité pour le logement. Ainsi, si seulement 1 ménage sur 10 présente une vulnérabilité énergétique pour le logement dans les grands pôles urbains, cette proportion atteint 17 % dans les couronnes de ces grands pôles, 18,5 % dans les pôles petits et moyens, 24 % dans leurs couronnes et près de 29 % dans les communes situées hors des aires urbaines.
Type: Carte socio-économique
Échelle: France
Année: 2016
Source: Vulnérabilité énergétique pour le logement