Part des actifs travaillant hors de la zone d'emploi de résidence
En 2012, un actif français sur cinq travaille hors de sa zone d’emploi de résidence, l’offre d’emploi proposée dans la zone de résidence étant insuffisante et/ou ne correspondant pas aux qualifications de la population active qui y réside, notamment dans les zones périurbaines. En outre, l’emploi reste très concentré
dans les pôles urbains alors que de plus en plus d’individus choisissent ou sont contraints de résider loin des centres-villes, pour des motifs le plus souvent liés au logement (prix et taille des logements, accès à la propriété…) ou au cadre de vie.
Le cas le plus marquant est celui de la région parisienne. Dans Paris même, les actifs résidents sont relativement peu nombreux à aller travailler ailleurs (13,3 %), alors que c’est l’inverse dans toutes les zones d’emploi alentours, où plus de 44 % des actifs travaillent hors de leur zone de résidence. Sur les 22 zones d’emploi de résidence où plus d’un actif sur deux travaille hors de celle-ci, 14 sont franciliennes.
Cette configuration (actifs des zones d’emplois des couronnes nombreux à aller travailler au sein de la zone d’emploi du pôle) se retrouve à l’échelle de certaines métropoles comme Rennes, Bordeaux, Lyon ou encore Nantes et Montpellier.
Ces migrations existent aussi entre Toulouse et sa couronne, mais cette métropole et sa couronne sont réunies au sein d’une même zone d’emploi. Par ailleurs, les zones d’emploi situées aux frontières nord et est du pays ont une
part importante d’actifs travaillant dans les pays voisins.
En l’absence de grandes métropoles régionales à proximité, certains territoires ont une part d’actifs travaillant hors de leur zone de résidence relativement faible. C’est le cas d’une grande partie des zones d’emploi situées sur l’axe Nantes-Marseille.
Type: Carte socio-économique
Échelle: France
Année: 2016
Source: Part des actifs travaillant hors de la zone d'emploi de résidence