Flux des navetteurs transfrontaliers
La place des espaces frontaliers dans le développement de certains territoires, y compris ultramarins, est souvent déterminante. En 2012, 1,5 % des actifs occupés (soit 359 800 personnes) résidant en France déclarent travailler à l’étranger. Ces actifs habitent, pour la quasi-totalité d’entre eux, dans une zone d’emploi située à moins de 60 kilomètres d’une frontière terrestre et peuvent ainsi être considérés comme des travailleurs transfrontaliers. Dans le sens inverse, l’Insee n’estime qu’à 30 000 (la moitié résidant en Belgique) le nombre de travailleurs étrangers venant travailler quotidiennement en France.
Les travailleurs transfrontaliers résidant en France se déplacent essentiellement en Suisse (165 000 actifs), au Luxembourg (70 000), en Allemagne (47 000), en Belgique (37 000) puis dans la principauté de Monaco (26 000). Ils sont, en revanche, peu nombreux à aller travailler en Italie ou en Espagne. Les navetteurs transfrontaliers sont concentrés dans un nombre limité de zones d’emploi, où ils représentent une part très importante de la population active : deux tiers d’entre eux sont localisés dans seulement 10 zones d’emploi. La répartition géographique
de ces navetteurs transfrontaliers est, en effet, liée aux possibilités d’emploi dans les pays voisins. C’est notamment le cas pour les zones d’emploi françaises influencées par des pôles économiques majeurs tels que Luxembourg, Bâle ou encore Genève. Ainsi, 79 000 actifs résidant dans la zone d’emploi du Genevois français (soit 42,5 % des actifs occupés de cette zone) déclarent travailler à l’étranger, ils sont 34 000 dans la zone de Thionville (36 %), 23 200 à Saint-Louis (42 %) ou encore 22 300 à Longwy (49 %). Depuis 1990, le nombre global d’actifs traversant les frontières françaises a doublé.
Type: Carte socio-économique
Échelle: Flux des navetteurs transfrontaliers
Année: 2016
Source: Flux des navetteurs transfrontaliers