Dépense intérieure et personnel de R&D
La stratégie Europe 2020 de l’Union européenne vise une croissance intelligente, durable et inclusive, ainsi qu’une plus grande coordination entre les politiques régionales, nationales et européennes. Avec pour objectif 3 % du PIB européen investis en recherche et développement (R&D).
L’effort de recherche est mesuré par la dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) rapportée au produit intérieur brut (PIB). En 2012, en France métropolitaine, les dépenses s’élevaient à 46 milliards d’euros, représentant alors un effort de recherche de 2,3 %.
L’Île-de-France regroupe à elle seule plus du tiers du personnel de R&D, hors secteur privé non marchand, du pays. Un résultat peu étonnant lorsque l’on sait qu’un tiers du PIB français provient de l’Île-de-France et qu’un sixième de la population y réside.
Contrairement à son effectif, la part du PIB francilien dédiée à la R&D n’est pas la plus importante des régions françaises. Avec un effort de recherche de 5 %, c’est l’ancienne région Midi-Pyrénées qui détient la première place ; viennent ensuite l‘Île-de-France puis les anciennes régions Franche-Comté, Rhône-Alpes, Auvergne et Languedoc-Roussillon.
La recherche en région, principalement privée, est souvent très spécialisée. Les DIRD des entreprises sont regroupées à 70 % dans la construction aéronautique et spatiale en Midi-Pyrénées, à 85 % dans l’industrie automobile en Franche-Comté, 84 % dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique en Auvergne, ou encore 64 % dans l’industrie pharmaceutique en Languedoc-Roussillon. D’autres régions comme l’Île-de-France ou Rhône-Alpes sont plus diversifiées.
Type: Carte socio-économique
Échelle: France
Année: 2016
Source: Dépense intérieure et personnel de R&D